2 ème extrait de "Premier rôle", premier épisode

Bonjour à tous,

C'est samedi, c'est donc le moment de partager un nouvel extrait du premier épisode de PREMIER RÔLE ! Cet extrait fait suite à celui de la semaine dernière, si vous l'avez raté, c'est par ici ! N'hésitez pas à laisser un commentaire !

Bonne lecture à tous ;) 


******* DÉBUT DU ROMAN VERSION NON CORRIGÉE ******
2ème extrait



Et je ne pouvais qu’approuver : j’étais à Londres ! La ville dont je rêvais depuis maintenant deux ans. Et si cela ne suffisait pas, je n’allais pas tarder à assister à une réunion de fans, avec les acteurs au complet de la saga du moment. Je n’appréciais pas vraiment les films. Toutefois, en grande amatrice d’art, je devais reconnaître que le casting masculin ne pouvait que faire fantasmer. Je n’ouvrirais pas la bouche, mais je baverais allègrement !
Je m’arrêtai pour observer un rassemblement sous une pancarte brandie tel un étendard, dont les porteuses arboraient fièrement l’emblème sur leur top. A priori, elles faisaient partie d’un groupe Facebook ou d’un forum, au choix. Elles se mirent à chanter une espèce d’hymne en sautant sur place en rythme. Je repartis, hilare. L’ambiance était excellente, on se serait cru à un festival de musique. L’excitation parcourant la foule me paraissait presque palpable et me donnait une pêche de tous les diables.
Un peu plus loin, j’assistai à un crêpage de chignons en règle entre deux fans, autour d’une sombre histoire de familles adverses et de trahisons entre couples… Le mauvais côté de tout ce tapage : les folles, celles qui avaient perdu pied, prenant tout trop à coeur.
J’entrai dans le Starbucks et étudiai rapidement les panneaux. Le reste de la bande arrivait plus tard, mais je ne pouvais attendre plus longtemps. Viens à moi, dieu caféine !
Mes amies devaient débarquer du dernier Eurostar car elles n’avaient pas pu venir par le train la veille avec nous. Je m’approchai du comptoir et m’insérai dans la file d’attente. Le serveur me jeta un coup d’oeil et, au sourire qu’il m’adressa en m’affirmant s’occuper de moi au plus vite, je sus ma tenue validée. La femme devant moi se retourna et me détailla l’air revêche, avant de m’ignorer, hautaine. Mets une robe plus moulante, Mme Acariâtre, et on accélérera aussi pour ta commande. Et avec un peu de drague en prime, me moquai-je intérieurement. Vu la rapidité avec laquelle le serveur expédia les consommateurs avant moi, mon allure du jour méritait un bon sept sur dix.
Un grand brun entra en trombe et s’avança jusqu’à la caisse, grillant toute la queue au passage. Il me passa devant sans une hésitation et interpella une jeune rousse qui se débattait avec un muffin tombé à l’envers dans la vitrine. Il se lança aussitôt dans une longue liste de boissons. Évidemment, pas le café lambda, le genre de commande qui demanderait au bas mot un quart d’heure de préparation.
Comme d’habitude, la moutarde me monta au nez avant que je ne réfléchisse et j’ouvris la bouche pour l’apostropher en anglais – étrange comme les mots me venaient facilement quand j’étais énervée… ou bourrée.
— Non, mais il ne faut pas se gêner ! Vous croyez que l’ordre de service des clients se détermine en fonction de leur taille ?
Je dus lever la tête pour l’engueuler et cela m’agaça un peu plus, ce qui était sûrement la raison de ma répartie boiteuse. Surpris, il se retourna et me dévisagea. L’abruti ne m’avait même pas vue, encore mieux ! Je lui lançai mon regard le plus noir, l’air de dire « mon gars tu vas avoir un problème ! » Sa seule réaction consista à me reluquer des pieds à la tête avant de m’adresser un sourire désarmant. Il eut un petit rire.
— Excusez-moi, je suis désolé, mais je dois livrer ça rapidement pour une réunion et on ne fait pas attendre ces gens…
Je lui repassai ostensiblement devant pour me rapprocher du comptoir.
— Preuve que si, dommage pour vous. Et on affirme les Anglais galants ! Avec votre commande de deux mètres, vous allez remplir la manche et moi je finirai en retard à mon rendez-vous.
Il fronça les sourcils, mi-amusé, mi-impatient. Le serveur vola à mon secours et me déclara prioritaire. En récompense, je lui destinai mon sourire charmeur taille XXL, brave garçon !
Après avoir choisi pour Miou et moi, j’observai sa collègue noter la déferlante du grand brun avec la compassion d’une ancienne du métier. La pauvre semblait déjà se mélanger les pinceaux.
— Vous voulez quelque chose ? Je vous le paie, pour m’excuser, annonça-t-il, le sourire en coin. Française ?
Je ne sais pas si je me mis à rougir, mais cela ne m’aurait pas étonnée outre mesure.
— Je me doutais que j’avais un accent horrible.
— Non, adorable. Et on ne compte pas en mètres, ici. Donc, je vous l’offre ? Allez, pour me faire pardonner.
Le serveur déposa devant moi les deux frappuccinos. Je le remerciai et me tournai vers l’inconnu planté là, mains dans les poches.
— OK, réglez pour moi et j’annule le communiqué officiel au JT français sur la réputation usurpée de vos compatriotes concernant la galanterie.
Je partis sans attendre sa réponse.


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La suite la semaine prochaine !



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